T3L – T4L – TSH

Synonymes

Hormones thyroïdennes

Mots clés

  • Hormonologie 
  • T3L – T4L – TSH – Hormones thyroïdiennes 
  • Hyperthyroïdie – Maladie de Basedow 
  • Hypothroïdie – Maladie de Hashimoto

Définition

Les hormones thyroïdiennes (T3 et T4) sont secrétées par la glande thyroïde sous l’influence d’une hormone hypophysaire la TSH (Thyroid Stimulating Hormon)

Les hormones T3 et T4 vont circuler dans le sang liées à une protéine la TBG (thyroxin Binding Globulin). Une petite partie de ces hormones ( T3L et T4L ) va circuler libre dans le sang sans liaison à la TBG; ce sont les seules fractions physiologiquement actives et ce sont les seules fractions actuellement dosées dans les laboratoires de biologie clinique.

Ces hormones sont indispensables à une croissance et à développement normaux et elles ont de nombreux effets sur les processus métaboliques surtout le métabolisme de base

Le résultat est exprimé :

T3l en pg/mL ou pmol/L

T4l en ng/L ou en pmol/L

TSH en ng/mL ou en µUI/mL

Pré – analytique et dosage

  • Sang veineux
  • Il est préférable d’être à jeun

Le jour même

Dosage et valeurs de référence

T3L
T3L
en ng / mL En pmol / L
Enfant 2 - 4.4 3.1 - 6.8
Femme 2 - 4.4 3.1 - 6.8
Homme 2 - 4.4 3.1 - 6.8
Facteur de conversion :
pg * 1.54 = pmol
pmol * 0.65 = pg
T4L
T4L
en ng / mL En pmol / L
Enfant 9.32 - 17.09 12 - 22
Femme 9.32 - 17.09 12 - 22
Homme 9.32 - 17.09 12 - 22
Facteur de conversion :
ng * 1.29 = pmol
pmol * 0.77 = ng
TSH
TSH
En ng / mL En µUI / mL
Enfant 0.27 - 4.20 0.27 - 4.20
Femme 0.27 - 4.20 0.27 - 4.20
Homme 0.27 - 4.20 0.27 - 4.20
Facteur de conversion :
ng * 1 = µUI
  • Chez le nouveau-né : 
    • La TSH est augmentée à la naissance, se normalise la semaine suivante
  •  Chez le sujet âgé
    • On trouve fréquemment une tendance hypothyroïdienne : T3L légèrement diminuée et TSH légèrement augmentée
  • Pendant la grossesse
    • On observe une variation des taux liée à une stimulation de la synthèse de TBG par les œstrogènes placentaires
    • T4L et T3L diminués de près de 20%
    • TSH augmentée de près de 55%

Hyperthyroïdies

Ensemble des troubles liés à l’excès d’hormones thyroïdiennes caractérisés par une TSH basse et T4L et/ou T3L élevées.

  • Maladie de Basdow : maladie auto-immune qui touche surtout la femme jeune. Outre les perturbations des hormones thyroïdiennes, elle est caractérisée par la présence d’anticorps anti-récepteurs de la TSH.
  • Nodules hypersécrants : adénome toxique (tumeur bénigne), goître multinodulaire. Révèle des nodules à l’échographie.
  • Hyperthyroïdie iatrogène : Induite par l’iode : produits de contraste iodé, amiodarone (médicament antiarythmique). Caractérisé par une augmentation de l’iodémie et de l’iodurie
  • Thyroïdite subaigüe de Quervain : goitre douloureux, inflammatoire

Hypothyroïdies

Déficit en hormones thyroidiennes, d’origine périphérique (atteinte de la glande thyroïde) ou d’origine centrale (atteinte hypothalamo-hypophysaire)

  • Thyroïdite de Hashimoto : D’origine auto-immune. TSH élevée, T4L basse, présence d’anticorps anti-TPO dans 95 % des cas
  • Thyroïdite atrophique (myxœdème idiopathique) : D’origine auto-immune. Survient surtout chez la femme au cours de la ménopause. TSH élevée, T4L basse, présence d’anticorps anti-TPO à des titres moins élevés que Hashimoto
  • Hypothyroïdie centrale : d’origine hypothalamo-hypophysaire : TSH normale ou basse, T4L basse

Questions fréquentes

On appelle syndrome de thyrotoxicose l’ensemble des signes cliniques dus à une surproduction d’hormones thyroïdiennes. Ceci se manifeste par une tachycardie permanente (accélération du rythme cardiaque), des troubles neuropsychiques (nervosité, tremblement, fatigue), sensations de chaleur avec hypersudation et mains chaudes et moites, amaigrissement avec appétit conservée ou augmentée, faiblesse musculaire et accélération du transit intestinal.

Par contre un déficit en hormones thyroïdiennes lors des hypothyroïdies se manifeste par une bradycardie (ralentissement du rythme cardiaque), frilosité, perte de la sudation, prise de poids, état dépressif, diminution des aptitudes mentales, asthénie, voie rauque et constipation.

L’iode est un micro-nutriment indispensable pour la production des hormones  thyroïdiennes, et il est également essentiel pour le développement psychomoteur et intellectuel.

La carence en iode peut induire des troubles de la fonction thyroïdienne, surtout une hypothyroïdie ou conduire à un goitre, c’est-à-dire une augmentation du volume de la glande thyroïde.

Chez les enfants nés de mères carencées en iode les répercutions sont plus graves : un retard psychomoteur, des troubles de la marche, une surdité, un strabisme et un retard mental important, appelé crétinisme.

La carence iodée est un problème de santé publique touchant principalement les pays pauvres (Afrique centrale, Asie du Sud-Est, Amérique du Sud). Afin de faire face à ce fléau, l’OMS a imposé l’enrichissement du sel de cuisine en iode. Grace à cette mesure les carences sont très rares en Occident et permettent de satisfaire les besoins journaliers qui sont d’environ 150 à 200 µg/jour pour un adulte.

Outre le sel enrichi, les aliments les plus riches en iode sont principalement les produits d’origine marine tel que les algues, les poissons, les crustacés et les coquillages, mais aussi les œufs et les produits laitiers.